Habitation Bouchat-Bucquet

à Lens St Servais

Site

Hesbaye. Des horizontales, presque plus de haies, des lotissements imbéciles et leurs maisons sans aucun sens en tenaille… Il restait une toute petite place. Avec le soutien de la commune, nous y avons construit une petite maison entre les saules. Presqu’aucune contrainte sauf le grand désir de poésie. Tout est plat. Comment faire ?

Parti architectural

Construire une habitation pour un couple merveilleux qui décide de quitter la capitale au moment de la retraite pour venir vivre dans cette prairie couverte de saules…Le programme est très simple, le budget très limité. Une grande cabane en quelque sorte. Une petite maison pour deux et parfois les petits-enfants, en un seul espace ou presque, avec une grande bibliothèque sur le mur nord.

Au moment de démarrer le chantier, quelques écus supplémentaires tombèrent : affaire bien rare dont Anne et surtout Lucas profitèrent. On a ajouté un grand grenier, ou une grange, ou un deuxième vaisseau échoué, c’est selon…achevé en autoconstruction avec les moyens du bord et des châssis de récupération…et qui porta très vite le nom de ZotteKot, et servit de refuge aux canards échoués dans le lagune de l’épuration, et aussi à Lucas,  les jours de tempêtes ou de grisaille…pour mieux se retrouver ensemble le lendemain.

Le parti tient à l’orientation au Sud, et à tourner le dos aux vilaines maisons en brique couleur tête de veau de la rue récemment lotie. Et à ce geste de surélever la maison sur des pilotis d’un mètre : pour que le regard au rez passe au-delà de la haie vers les champs, à moins que ce ne soit pour la joie de se croire à bord d’un fier vaisseau défiant les flots d’une mer imaginaire…

Matières

Les maçonneries sont en terre cuite plafonnée. Le grand mur de la cheminée a été rempli de terre. Son inertie et le déphasage thermique est considérable. Bardage en cèdre pour s’harmoniser avec les ardoises de la coque, châssis en afzélia. Tout est Bio. Pas un seul toxique. Des huiles naturelles, des peinture bio, du plafonnage non radioactif….Plancher en pin maritime pour les terrasses extérieures et pour se croire sur le ponton, ou sur l’estacade…

Structure

C’est une maison en ossature bois, bardage en planches de cèdre, toiture en bardeau de cèdre, menuiserie en afzélia,… La maison est chauffée par une cassette à bois 13Kw, l’eau chaude sanitaire est produite par des panneaux solaires posés dans le jardin, les eaux usées sont épurées par un lagunage…

Ecologie(s) et Energie(s)

Une maison d’abord bioclimatique. A l’époque de la conception, en 2007, le K est de 30. 25 cm d’isolant partout, et double vitrage très performant. Mais le plan et la conception, dans son rapport ouverture au soleil, orientation, isolation et stockage fonctionne au-delà de toute attente. Le confort y est palpable, et les très grandes ouvertures au Sud, qui dispensent une lumière généreuse sont protégés juste comme il faut par les terrasses et le toit. Jamais de surchauffe. Consommation annuelle par an, hors agrément équivalent à 5 m3 de bois. Un poêle à pellets chauffe l’ensemble. Des capteurs solaires thermiques chauffent l’eau sanitaire.

Auteur de projet : Eric Furnémont
Ingénieur stabilité technique spéciale : Olivier Marchal
Collaborateurs : Emeric Marchal
Entrepreneurs : Auto-construction, Crabbe sprl, Charpente toiture Leblois, Menuiserie Carême
Situation : Rue du Baulet à Lens St Servais (Geer)
Budget construction : 200 000 euros Htva

Photographies : Laura Lefkochir

Projet d’habitat groupé à La sarte à ben (Huy)

à La Sarte à Ben (Huy)

Projet intégrant une démarche écologique globale dans la construction, l’intégration au paysage naturel, le questionnement juridique sur la propriété et la participation active à la gestion de l’espace. L’architecture espérait être la conséquence visible d’une démarche globale. Il cherche néanmoins à intégrer ces différents aspects :

  • La structure juridique qui génère des espaces privatifs, des espaces en co-propriété, et des espaces semi-publics permettant une différenciation des espaces, un positionnement de la volumétrie s’articulant dans le paysage ;
  • L’écologie prononcée de la construction  l’utilisation du bois en ossature et partiellement en parement ;
  • L’utilisation des ressources naturelles du site (pierre, bois, argile) ;
  • L’écologie dans la gestion des énergies (bioclimatisme, solaire passif, gestion de l’eau , hautes performances, construction en paille).

De très nombreuses limitations et impositions de l’urbanisme régional et de la ville nous ont conduit à tenter de conserver vivants des alignements arbitraires et des orientations défavorables….

Auteur de projet : Emeric Marchal, Eric Furnémont
Ingénieur stabilité technique spéciale : Olivier Marchal
Collaborateurs : Jean-Michel Hubert, Marie Martinus, Anne-Catherine Limbort, Tonin Tricot
Entrepreneurs : auto-construction, Timsonet, Charpenterie Seleck, menuiserie J. Nandrin, Couverture Hougardy
Situation : rue du Puits à la Sarte à Ben à Huy
Budget construction :

Habitation Verdin-Morelle

à Court-Saint-Etienne

Au départ, il y a la recherche d’un lieu pour vivre, plus proche de l’école des enfants, … et puis le coup de foudre pour le terrain, acheté dans la journée, …

Que voulons-nous ? Bâtir un lieu pour vivre.

Pour accueillir, se reposer, revenir chez Soi, aimer, rire, pleurer aussi, grandir, goûter la musique et le silence, élever des enfants, cultiver des légumes et les cuisiner, aller à l’école à pied au en vélo, écouter le vent dans les arbres….

Et cela arrive quelque part, en un lieu de la terre, au bord d’une rue qui devient une route qui traverse le bois…Le jardin est bien haut par rapport à la route, l’atelier pour travailler se glissera en dessous de la maison pour ne pas qu’on le voie trop, et que la maison dialogue avec le jardin.

Le terrain sera partagé en deux, (c’est plus économique)  pour construire deux maisons…

Mais un lieu c’est aussi contraignant : Le terrain est tres long et très étroit, dès lors les maisons s’orientent chacune à leur manière vers le sud, tout en préservant l’intimité de chaque famille et en libérant une grande terrasse, espace à la fois ouvert et intime.

Les principes de base retenus sont l’écologie de la construction, et le respect du lieu dans ce sens, préserver au maximum les talus à rue (et tant pis si on a pas une belle façade comme tout le monde on s’en fiche un peu), le souci d’enterrer l’atelier et de placer les pièces de vie au niveau du jardin, la construction en bois tout en veillant à l’inertie thermique de l’ensemble de l’habitation.

On va aussi faire une entrée pour deux, pour les mêmes raisons, préserver le talus et ne pas faire un grand parking, et puis pour se dire bonjour aussi le matin sur la terrasse devant.

La grande verrière au sud ouest réchauffe un grand espace central, qui distribue aussi les chambres à l’étage. Les chambres trouveront leur place au nord, le bureau fera l’articulation entre la maison longue et sa petite sœur compacte.

La construction sera en bois et en cuivre puisque le maître d’ouvrage est charpentier, et aussi en maçonnerie du coté nord pour l’inertie.

Puis il y a l’accueil de l’urbanisme, le permis, et le travail, les milliers d’heures de travail données. Construire est difficile, d’autant plus que les plans ne sont pas vraiment ordinaires… Tout est à apprendre pour chacun, pour ceux qui construisent et pour l’architecte aussi. Et puis survient le décès du compagnon de route, celui qui projetait de venir habiter à côté et qui apportait sa force toujours.

Le deux maisons vont ensemble, c’est sûr,  même si il est parti ; On construira la petite sœur dont la grande fenêtre s’ouvre vers les arbres, quand même, plus tard, un jour peut-être.

Sur la terrasse déjà pendant le chantier on déjeune et on goûte, dans le calme du bord du bois. Les amis viennent aider, des étudiants aussi parfois…

On fait beaucoup avec ses propres mains, les bardages en mélèze, la charpente, la couverture en cuivre, les planchers en mélèze, les plafonds en peuplier qui proviennent du jardin, les lazures, les maçonneries et les plafonnages, le jardin…Et puis on avance lentement il faudra des années….

Les murs sont enduits d’argile, les plafonds de plâtre pour plus de lumière, les peintures se font au fil des mois ….

Aujourd’hui l’effort donné est inscrit dans les murs… pour qui veut le voir, il rayonne de l’amour qu’il a fallut pour bâtir ensemble un lieu qui accueille…

Auteur de projet : Eric Furnémont
Ingénieur stabilité technique spéciale : Franz Dupont
Collaborateurs : /
Entrepreneurs : auto-construction
Situation : rue de la Quenique n°15 à Court St Etienne
Budget construction :environ 400.000 €

Habitation Furnémont-Stevens

à Warnant-Dreye

Article paru dans la Meuse : Article maison Villers-le-Bouillet

Site

Le désir de bâtir ensemble était bien là. Quitter la maison de Namur. Sombre. Mais pour aller où ? Pas facile. Trouver du plus ouvert certes, mais faire coïncider écoles, moyens de communication, vie de village et travail … Un soir un coup de frein, devant un petit terrain dans une rue peu fréquentée. Oublié des lotisseurs : trop difficile pour eux. Un talus de trois mètres, une pente de presque 20 %, une forme en triangle, accès difficile. Une aubaine pourtant à bien y regarder : exposition plein sud, très protégé au Nord, presqu’un microclimat, pas de vent, belle vue intime sur les champs et les éoliennes de Villers qui tournent lentement à l’horizon. On fonce.

Parti architectural

Le programme est classique. 4 chambres, Une bibliothèque, séjour, cuisine. Une seule demande : séparer relativement l’espace des enfants de celui des parents. Pour le reste, un questionnement éthique sur l’acte d’habiter et de construire faisaient partie du pari, déjà donc une proposition d’écologies. Une vraie démarche s’enclenche.

Celle-ci combine les fondamentaux du bioclimatisme jusque dans son plan : capter le soleil, isoler, stocker l’énergie. La maison s’encastre dans la pente et s’ouvre plein sud. Les chambres radicalement s’enroulent au Nord autour d’un vaste espace central, ouvert sur deux niveaux. Et puis comment accéder sans bousiller le talus ? C’est assez simple ; on oublie le projet du Car-Port. On montera à pied, en conservant le talus. La logique des circulations suit ; un couloir au nord, le premier retournement. On passe par derrière, presque dans la Terre, pour découvrir les lumières et le contact avec le paysage. L’escalier enroulera la montée à l’étage et fera la deuxième surprise en arrivant sur la mezzanine

Matières

Les maçonneries sont en terre cuite enduite de chaux. Le grand mur trombe plein sud a été rempli de terre par le maitre de l’ouvrage à la fin de sa journée au fur et à mesure de son élévation. Son inertie et le déphasage thermique est considérable. Bardage en Mélèze du pays. Châssis en Oregon. Tout est Bio. Pas un seul toxique. Des huiles naturelles, des peinture bio, plaque de fermacell…Les bois viennent d’ici et sont choisis par nous. Une exception, le plancher en Merbau du Salon, certifié, pour sa couleur. Toiture en zinc vu la pente… et que l’on aime cela.

Structure

La structure est une ossature poteaux poutres rayonnante. L’ossature bois est en Douglas des Ardennes belges : question posée à une fabrique de piquets de clôture pour chevaux à Vielsalm « quelle est le plus gros piquet de clôture que vous pouvez réaliser ? », et nous voilà parti. Une charpente économique au m3… les bois sont choisis par nous. L’ossature s’appuie sur un long mur retenant le Talus…le porte à faux laisse entrer une très légère lumière du Nord, au ras du sol, au ras des yeux,…

Ecologie(s) et Energie(s)

La maison est un exemple réussi d’une maison bioclimatique. A l’époque de la course à la performance et à la « passivité », il serait peut-être temps que cette attitude (car cela n’est ni un concept ni une quantité) soit requestionnée… A l’époque de la conception, en 2005, le K est de 33 ! La région demande 55. Pas si mal sans tricher déjà à l’époque, 25 cm d’isolant partout, et double vitrage très performant. Pas de quoi pavoiser par rapport à ce que l’on peut faire aujourd’hui. Mais le plan et la conception, dans son rapport ouverture au soleil, orientation, isolation et stockage fonctionne au-delà de toute attente … Un mémoire d’étudiant montra que le déphasage dû à l’inertie est de plus de trois à quatre mois…. Si la période de chauffe commence au 15 octobre, les calories accumulées le sont jusqu’en février… c’est notre première maison « sans chauffage »…. Consommation annuelle par an, hors agrément équivalent à 5 m3 de bois. Un poêle à pellets chauffe l’ensemble. Des capteurs solaires thermiques chauffent l’eau sanitaire, des photovoltaïques compensent la consommation électrique.

Auteur de projet : Eric Furnémont
Ingénieur stabilité technique spéciale : Franz Dupont
Collaborateurs : Emeric Marchal
Entrepreneurs : auto-construction, maçonnerie Crabbe, menuiserie ébénisterie Robert Marchal, menuiserie Vigneron
Situation : Rue Isidore Chabot à Warnant Dreye
Budget construction :  +-230 000 euros Htva

Ferme en Bio-dynamie «La voie lactée»

à Stocqueu (Aywaille)

La Voie Lactée est une association de copropriétaires de vaches, crée au départ autour d’un projet de ferme en agriculture bio-dynamique, afin de créer des liens entre producteurs agricoles et consommateurs. L’association faisant le lien entre les deux, cherchant à offrir à la fois un revenu stable aux fermiers, et une alimentation de qualité à ses membres, dans une attention particulière portée au domaine agricole dans sa totalité.

Les besoins pratiques de la ferme pour une nouvelle étable, le stockage du foin et de la paille ainsi que du matériel agricole ont entraîné le projet de la construction d’un hangar, d’un fenil et d’une étable sur le site de la ferme de la voie lactée à Aywaille et généré un projet polaire comprenant deux volumes distincts et complémentaires : une étable enterrée et basse, et un fenil solaire…

Seule l’étable est à ce jour construite, en ossature bois et bardeaux de mélèze du pays sur un soubassement en brique de laitier. L’étable légèrement enterrée et sombre, surmontée d’un fenil directement accessible, pour une quinzaine de vaches, un cheval et un âne est organisée en deux couloirs de manière à ce que les animaux puissent se voir, et conserver leurs rapports de troupeau durant la saison d’hiver …

L’ensemble a été réalisé par entreprise et par les membres de l’association et des étudiants en architecture, …

Auteur de projet : Eric Furnémont
Ingénieur stabilité technique spéciale : Franz Dupont
Collaborateurs : /
Entrepreneurs : auto-construction
Situation : Stocqueu (Aywaille)
Budget construction : –

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